lundi 16 juin 2014

Dernière ligne droite

La fin de l'année s'approche. La date de soutenance est maintenant fixée au 30 juin. Je dois finaliser tous les travaux (mémoire, e-portfolio et rapport de stage) et les rendre le 18 juin au plus tard. Le compte est rebours est vraiment lancé. Au même moment j'ai deux devoirs à rendre.

dimanche 8 juin 2014

Politique de l'e-formation de l'Université de Ziguinchor

Introduction

L’Université de Ziguinchor est ouverte depuis 2007. Elle compte actuellement 3 358 étudiants répartis dans quatre Unités de Formation et de Recherche (UFR). Ces UFR sont :

- UFR Sciences et Technologies,

- UFR Sciences Economiques et Sociales,

- UFR Lettres, Arts et Sciences Humaines,

- UFR Sciences de la Santé.

L’Université de Ziguinchor applique le système LMD. Elle a ouvert en 2012 des masters dans l’ensemble des 11 filières. L’Université connaît de réels problèmes d’infrastructures. Elle a déjà dépassé sa capacité d’accueil. Cependant, elle reçoit chaque année plus de 5 000 demandes d’admissions de nouveaux bacheliers. C’est pour répondre à ces demandes d’admissions et satisfaire à la politique de l’Etat qui veut accueillir tous les nouveaux bacheliers qui en font la demande dans les établissements d’enseignement supérieur publics que l’Université a mis en place une politique de l’e-formation depuis 2011.

Après avoir analysé le contexte global de cette politique de l’e-formation à l’Université de Ziguinchor, nous étudierons tour à tour ses aspects politiques, organisationnels et pédagogiques avant de faire des propositions pour une bonne mise en œuvre de cette politique.
Le Contexte :

Le Sénégal est un pays de l’Afrique de l’Ouest qui compte treize millions Habitants. Il dispose de cinq universités : l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ouverte en 1958, l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ouverte en 1990 et les universités de Ziguinchor, Thiès et Bambey. En ouvrant ces universités en 2007, l’Etat du Sénégal voulait résoudre le problème de l’orientation des nouveaux bacheliers et réduire les effectifs pléthoriques des étudiants à Dakar. En effet, les Universités de Dakar et Saint-Louis avaient complétement dépassé leurs capacités d’accueil. L’Université de Dakar qui a une capacité réelle d’accueil de vingt mille étudiants compte aujourd’hui soixante mille étudiants. On note ainsi une promiscuité au niveau du campus qui crée des conflits entre étudiants mais également entre étudiants et enseignants. Les grèves pour réclamer de meilleures conditions de vie et d’étude deviennent récurrentes. Les doléances tournent autour de l’insuffisance des salles de cours, des amphithéâtres, de la capacité d’accueil des bibliothèques etc. On assiste par ailleurs à des manifestations souvent violentes de nouveaux bacheliers réclamant leur admission dans les universités publiques du Sénégal.

La création de ces trois universités en 2007 n’a pas permis de résoudre ces problèmes. En effet, avec les difficultés budgétaires du pays, les universités construites n’ont pas de grandes capacités d’accueil. Ils peuvent accueillir environ 2 500 étudiants par université. Ce qui est très insuffisant étant donné que le Sénégal dispose chaque année d’environ trente mille nouveaux bacheliers.

Devant cette situation, l’enseignement à distance est de plus en plus considéré comme une alternative pour solutionner ces problèmes d’autant plus que le Sénégal dispose de bonnes infrastructures de télécommunication.

C’est au début des années 2 000 que les universités et écoles de formations supérieures ont commencé à proposer des enseignements non présentiels. Ainsi des services et structures qui s’occupent de l’enseignement à distance sont créés au sein des Universités. L’Université Gaston Berger (UGB) en partenariat avec l’Université Laval lance des enseignements à distance en 1999. Aujourd’hui, l’UGB dispose d’un Institut de la Formation Ouverte A Distance (IFOAD). L’Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) ouvre en 2002 un master professionnel à distance avec l’appui de la Coopération Française à travers le projet FORCIIR (FORmations Continues en Informations Informatisées en Réseaux). A l’époque beaucoup d’acteurs de l’enseignement supérieur au Sénégal (enseignants, professionnels de la documentation et même des étudiants) avaient dénoncés l’ouverture de ces formations diplômantes à distance. Néanmoins, ces expériences ont connu des succès et aujourd’hui, plusieurs universités et écoles s’inspirent de ces réussites pour mettre en place des formations à distance. C’est le cas de l’Université de Ziguinchor.
Les aspects politiques

C’est dans ce contexte que les autorités de l’Université de Ziguinchor ont mis en place en 2011 le Service de l’Enseignement à Distance (SED) pour en priorité augmenter le nombre de bacheliers admis en première année. En effet, devant le déficit en infrastructure, l’Université de Ziguinchor compte recruter à partir de cette année de nouveaux étudiants dans la Formation Ouverte et A Distance (FOAD). Ce recrutement d’étudiants en FOAD se fera parallèlement à l’admission de nouveaux étudiants en présentiel. Il s’agit pour l’Université d’augmenter le nombre d’étudiants admis en première année et partant de répondre favorablement à la demande de l’Etat du Sénégal qui, dans sa politique d’enseignement supérieur veut orienter tous les nouveaux bacheliers qui le demandent dans les établissements d’enseignements supérieurs publics.

La mise en place du service de l’enseignement à distance découle d’une politique globale de promotion de l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE). En effet, l’Université de Ziguinchor dans le cadre de son plan stratégique 2012 – 2016 met un accent particulier sur les TICE. Ce plan prévoit entre autres la construction et l’équipement du Centre des Ressources Informatiques, la couverture totale du campus par le wifi, l’augmentation de la bande passante, de faciliter l’acquisition d’ordinateurs portables par les étudiants. Dans le cadre de son Contrat De Performance (CDP) avec l’Etat du Sénégal à travers la Banque Mondiale, 58 % des financements sont alloués aux TICE et particulièrement au volet enseignement à distance. Un budget global de 380 451 euros est déjà disponible pour l’e-formation dans le cadre du CDP.

La Formation Ouverte et A Distance va donc démarrer cette année 2013 à l’Université de Ziguinchor. Une planification est déjà mise en place pour un bon démarrage de cette phase teste qui concernera la licence un (L1) de la filière Informatique Appliquée à la Gestion des Organisations.

Les aspects organisationnels

Il est prévu en début 2013 l’organisation de deux sessions de formations des enseignants de la filière Informatique appliquée. La première session concernera la conception et la mise en ligne de cours et la seconde portera sur le tutorat en ligne. Une plateforme d’e-learning sera déployée avec le logiciel Moodle. Le premier recrutement d’étudiants concernera de nouveaux bacheliers non admis dans les enseignements en présentiel et qui souhaitent s’inscrire dans la Formation Ouverte et A Distance. L’entrée de nouveaux bacheliers dans les universités publiques se fait au Sénégal par sélection. Les bacheliers non sélectionnés qui n’avaient pas des moyens de payer dans les écoles privées étaient contraints à arrêter les études.

Dans un autre registre, l’Université de Ziguinchor veut développer le téléenseignement pour réduire le coût de la prise en charge (transport, hébergement,…) des enseignants (surtout de rang A) qui viennent de l’Université de Dakar ou de l’UGB pour dispenser des cours à Ziguinchor. Ces enseignants viennent en appoint pour combler le déficit de professeurs de l’Université. La mise en place du service de téléenseignement permettra à ces enseignants de pouvoir à partir de Dakar dispenser leurs cours par visio-conférence. Un dispositif de visio-conférence sera déployé à Dakar et à Ziguinchor. Le financement de ce projet de téléenseignement est déjà trouvé dans le cadre du CDP et sa mise en œuvre est en cours.

Ce dispositif de visio-conférence sera également utilisé dans le cadre de la Formation Ouverte et A Distance.

Pour permettre la mise en place et le développement de l’e-formation au Sénégal, un important programme de développement des infrastructures et réseaux de télécommunication dans le domaine de l’enseignement est en cours de réalisation à travers le Réseau Enseignement et Recherche (RER) et le volet TIC du Projet de Gouvernance et Financement de l’Enseignement Supérieur axés sur les résultats.

En ouvrant ces enseignements à distance, l’Université de Ziguinchor donne à des bacheliers la chance de poursuivre leur étude. Elle doit prendre des dispositions importantes sur le plan pédagogique pour réussir ce nouveau défi.
Les aspects pédagogiques

Le e-formation n’a pas encore réellement démarré à l’Université de Ziguinchor. Cependant, une méthodologie est un programme sont déjà conçus du point de vue pédagogique. En effet, les nouveaux étudiants retenus à l’instar de ceux qui sont inscrits en présentiel feront une inscription pédagogique. Une maquette de présentation de chaque cours est déjà disponible. Cette maquette devra être respectée par tous les enseignants. Il s’agira de bien scénariser les cours.

C’est à ce niveau que s’intègre mon stage. Avec mon encadreur qui se trouve être le Chef du Service de l’Enseignement à Distance, nous avons dans le cadre de cette phase test choisi de travailler dans l’évaluation du dispositif pédagogique mis en place dans le cadre de la FOAD de l’Université de Ziguinchor. Il s’agira d’évaluer périodiquement l’action des tuteurs, la participation des étudiants et la scénarisation des cours. Ces évaluations permettront de rectifier certains manquements et d’améliorer la formation.

Il est prévu en dehors de la formation des enseignants et des tuteurs, d’organiser des stages de regroupement en début d’année universitaire pour expliquer aux étudiants les principes et enjeux de la FOAD, les modes d’évaluation, le tutorat etc. Ce stage leur permettra aussi d’avoir une prise en main de la plateforme et de connaitre le rôle des tuteurs. Des examens seront organisés en présentiel dans les mêmes conditions que les examens des étudiants en présentiel. Un accompagnement à distance sera mis en place avec un forum qui sera actif au niveau de la plateforme et un tutorat en ligne sera déployé.
Bilan et Propositions

Nous ne sommes pas encore à l’heure du bilan dans le domaine de l’e-formation à l’Université de Ziguinchor. Cependant il est plus que nécessaire de faire des propositions pour une bonne mise en œuvre et une réussite de la politique de l’e-formation. Nos propositions sont les suivantes :

- Demander à l’Etat de mettre en place les textes législatifs pour réglementer l’e-formation,

- Former des ressources humaines capables de mettre en œuvre cette politique de l’e-formation,

- Tenir des séminaires avec les acteurs de l’Université pour partager cette politique.

Conclusion

En termes de perspective, nous pouvons retenir que grâce à la Banque Mondiale et l’Etat du Sénégal à travers le Projet de Gouvernance et de Financement de l’Enseignement Supérieur axés sur les résultats (PGF-SUP) un financement est déjà acquis pour les quatre années à venir. Il s’agit de la formation des enseignants, la rémunération des droits d’auteurs, le déploiement de la plateforme etc. Cette année 1% des cours doivent être mis en ligne et en 2016 on devrait atteindre un pourcentage de 20 %.

Les programmes et projets mis en place vise la mise en place et le développement de l’e-formation au Sénégal et à l’Université de Ziguinchor en particulier.

Cependant, il est urgent de former des ressources humaines dans le domaine de l’e-formation pour assurer une bonne mise en œuvre de ces projets.

L’Etat du Sénégal doit accompagner tous ces programmes en mettant en place le dispositif législatif et réglementaire concernant l’e-formation qui doit intégrer la politique globale d’enseignement et de recherche.

Etude de cas : Intérêt d'un dispositif FOAD pour une banque avec des agence

Introduction :

Depuis trois ans déjà, je suis formateur au niveau d’une banque qui dispose de plusieurs agences disséminées un peu partout dans le pays. Je développe et anime des formations pour les agents de la banque. Récemment, j’ai dispensé une formation sur un logiciel de gestion. Les agents formés ont bien apprécié la formation et le logiciel. Actuellement, les personnels des agences veulent tous utiliser ce logiciel qui présente des avantages particuliers. La direction souhaite vivement former ces agents mais reste confrontée à plusieurs difficultés : coût des formations, disponibilité des agents et des formateurs, durée des formations, fonctionnement des agences pendant les périodes de formations entre autres.

Dans ce cas particulier et pour surmonter les difficultés sus-évoquées, le directeur pense à un projet de Formation Ouverte et A Distance (FOAD). Il me charge dès lors de lui proposer dans une note des arguments permettant de persuader le Directeur Général de l’intérêt du projet.

I. Analyse de l’existant

La banque dispose d’un service de formation qui a pour mission de renforcer les capacités des agents notamment dans les pratiques bancaires et les applications informatiques. Le domaine des logiciels informatiques dans le secteur de la banque évolue très rapidement. Des logiciels de plus en plus performants apparaissent. Ainsi, la banque change souvent de logiciels ou intègre de nouveaux modules dans ces applications. La formation devient donc un élément important pour capacité les agents de la banque. Jusqu’à présent, les formations sont en mode présentiel. Ainsi, pour former les employés au niveau des agences, soit le formateur se déplace au niveau de chaque agence, soit les employés des agences se déplacent au niveau du siège. Les frais de déplacement, d’hébergement et d’organisation ont un coût très important. Ce type de formation mobilise les agents pendant plusieurs jours ce qui constitue une baisse de la productivité et une perte de temps de travail important. La durée des formations (entre 2 ou 3 jours) ne permet pas aux employés de bien s’approprier des contenus. Devant cette situation, il devient plus que nécessaire d’exploiter d’autres possibilités pour assurer une bonne formation aux agents de la banque. Le directeur pense déjà à la Formation Ouverte et A Distance et me propose de lui donner des arguments pour convaincre le Directeur général.

II. Les intérêts d’un dispositif de FOAD pour cette formation

La souplesse du système de formation : Les agents de la banque ont des formations et des parcours différents. Ils n’ont pas tous le même profil. La FOAD grâce aux services d’accompagnement à distance et en présence offre un accompagnement plus individualisé qui aide chaque apprenant à progresser à un rythme plus souple. Dans la FOAD, l’apprenant est acteur de sa formation. Il a une maîtrise de son parcours de formation. Il peut individuellement organiser son temps de formation par rapport aux contraintes professionnelles et familiales.
Rentabilité économique : Dans le système classique (en présentiel), l’organisation d’une formation pour les personnels des agences supposait soit des déplacements des formateurs dans les différentes agence soit le regroupement des apprenants. Ce mode de formation demandait un budget important non seulement pour les déplacements mais également les hébergements et autres prises en charge. Un dispositif de FOAD permet de former un grand nombre d’agents disséminés dans les différentes agences de la banque en même temps, sans avoir à prendre en charge des coûts de déplacement et d’hébergement. Il présente de ce point de vue un intérêt économique très important. Par ailleurs, les équipements nécessaires pour suivre une formation dans le cadre d’un dispositif de FOAD consiste principalement à un ordinateur connecté à Internet plus des accessoires (casque, micro, etc.). Ces équipements sont presque tous disponibles sur le poste de travail des agents de la banque. Il n’est pas aussi nécessaire de construire ou de louer des salles de formation.

Démultiplication d’une action de formation : Dans le cadre d’un dispositif de FOAD, une action de formation est démultipliée. La souplesse de son mode d’organisation pédagogique permet de varier les temps et les lieux de formation. La FOAD permet de faciliter l’accès à la formation à tous les agents de la banque même ceux qui sont dans les endroits les plus isolés. Il offre la possibilité aux agents qui ont une mobilité professionnelle ou géographique de pouvoir participer aux formations. Cette démultiplication permet de former un grand nombre d’agent.

Gain de temps : La FOAD permet de réduire considérablement les temps de travail consacrés à la formation. La souplesse du dispositif permet de déporter du temps de formation sur le temps personnel des agents de la banque mais également sur le temps de travail en fonction des disponibilités professionnels de chaque agent.

Gain de productivité : En permettant aux agents de se former tout en exécutant correctement les tâches qui leurs sont dévolues, la FOAD offre un gain de productivité important pour la banque.

Innovation technologique : Un dispositif de FOAD s’appuie sur les technologies de l’information et de la communication. Il s’agit d’outils modernes et efficients dans la transmission des connaissances. En permettant d’augmenter les périodes de formation, il repositionne le service de la formation au niveau de la banque en lui donnant ainsi une plus grande visibilité.

Le suivi et l’évaluation : Une action de formation dans le cadre d’un dispositif de FOAD peut durer beaucoup plus de temps qu’une formation en présentiel qui, avec les contraintes qu’elle pose (frais de transport, hébergement, temps de travail perdu…) dépasse rarement 3 jours. La FOAD offre un temps pour le suivi et l’évaluation des actions de formation. Les formateurs sont presque toujours en contact avec les participants (messagerie, forum, chat…) qui peuvent les interpeller et poser des questions sur tous les aspects de la formation. Il est possible avec des exercices d’évaluer le niveau de compréhension des apprenants et d’avoir un meilleur retour sur les effets de formation. Actuellement, les plateformes de FOAD permettent de stocker des données sur les activités des apprenants : temps passé sur la plateforme, commentaires, notes, etc. Ces données sont des indicateurs pour une meilleure évaluation du dispositif de formation.

Meilleure collaboration entre les agents eux-mêmes et entre les agents et les formateurs : Un dispositif de FOAD offre en dehors des modules de formation, des services d’accompagnement à distance et en présence. Ainsi, il est possible au niveau de la banque que les formateurs ou même certains agents ayant une maitrise du logiciel soient des tuteurs pour accompagner les participants en répondant à leurs questions et en assurant un suivi de leur apprentissage à travers des échanges synchrones ou asynchrones. Les participants peuvent s’entraider mutuellement même s’ils ne sont pas dans la même agence. Nous pouvons donc dire que la FOAD permet un rapprochement et une meilleure collaboration entre les différents agents de la banque non seulement du point de vue de la formation mais également dans le cadre du travail, favorisant ainsi des échanges d’expériences et de bonnes pratiques.

Interopérabilité du système : Un dispositif de FOAD peut s’interconnecter avec d’autres applications de la banque permettant d’intégrer la formation au système d’information de la banque.

Efficacité pédagogique : La FOAD requiert un engagement personnel de l’apprenant. Il gère lui-même son temps de formation et se détermine son rythme de progression. Le dispositif pédagogique mis en place lui permet d’échanger et de partager avec les acteurs de la formation (formateurs, apprenants, tuteurs etc.) mais également de solliciter et d’avoir de l’aide en cas de besoin. Ce soutien peut provenir non seulement du formateur mais également des tuteurs et des autres apprenants (à travers les forums). Les corrections des exercices et les commentaires des formateurs sur les travaux des apprenants permettent au service de la formation et aux autorités de la banque d’avoir un meilleur retour sur les effets de la formation.

L’efficience de la FOAD pour la banque : Les points développés ci-dessus montre que les moyens à déployer pour atteindre l’objectif de former les agents de la banque disséminés à travers le territoire national sont relativement modestes.

Conclusion

La mise en place d’un dispositif de FOAD permettrait à la banque de former un nombre important d’agents se trouvant dans toutes les agences et à moindre coût. Il facilite les apprentissages et incite chaque agent à devenir acteur de sa formation.

L’efficience et la qualité d’un dispositif de FOAD est à tout point de vue profitable à notre banque.

vendredi 6 juin 2014

Création d'une base de données

Dans le cadre du ours Outils, j'ai appris a créé une base de données avec open office base. Je n'avais appris à faire des bases de données. Le cours est très détaillé est me permet de construire ma base de données étape par étape. Des amis, étudiants en informatique m'ont beaucoup aidé dans ce travail.


DESCRIPTIF DE LA BASE DE DONNEES
CHOIX DE L’EXEMPLE DE LA BASE DE DONNEES

Dans le cadre de l’évaluation de nos connaissances, nous avons construis notre base de données en se basant sur l’exemple de la gestion des anciens de la formation. Ce choix est motivé par sa la simplicité de réalisation et la connaissance du domaine.

STRUCTURE DE NOTRE BASE DE DONNEES

Pour gérer les anciens d’une formation on a besoin de connaitre l’ensemble des promotions, les abonnés de chacune des promotions, les modules suivis par les abonnés et enfin les formateurs qui sont chargés de dispenser ces modules.

La base de données est constituée de cinq tables, quatre requêtes de sélection et quatre formulaires de saisi.

REGLES DE GESTION
  •  Chaque module est dispensé par un seul formateur qui peut à lui tout seul, gérer plusieurs modules.
  • Un abonné n’est présent que dans une seule promotion mais il peut s’inscrire à plusieurs modules. Plusieurs abonnés peuvent suivre un seul module.

MODELE RELATIONNEL :

Table formateur :

Formateur (code_formateur, nom, prenom, e_mail, tel) : caractérisée par un code permettant d’identifier un formateur de façon unique, et par d’autres informations comme le prénom, le nom, l’e-mail et le numéro de téléphone.

Table module :

Module(code_mudule, libelé, desc_prog, objectif, durée_formation, tarif_abonné, tarif_non_abonné, code_formateur) : en plus de l’identifiant de module et du libellé, cette table est caractérisée par la description du module et des objectifs visés dans le module, mais aussi la durée de formation et les différents tarifs disponibles.

Table abonné :

Abonné (code, nom, prenom, date_naiss, lieu, profession, nbre_an, code_promo) : un abonné est caractérisé par son identifiant, ses informations d’état civil, le nombre d’années passée en formation et le code de promotion permettant d’identifier la promotion de l’abonné.

Table abonne_module :

Abonne_module (code_abonne, code_module, resulat, note) : pour un abonné et un module donnés, cette table permet de renseigner si l’abonné a validé ou non un module et éventuellement donner sa note.

Table promotion :

Promotion (code_promo, annee_promo, nom_promo) : cette table permet de renseigner une promotion avec les informations comme année de promotion et le parrain de la promotion désigné par nom_promo.

FORMULAIRES

Nous allons commenter le formulaire de saisi d’un abonné qui est du moins le plus important pour nous.

Formulaire de saisi d’un abonné

Le formulaire ci-dessous est divisé en trois parties :
  • La saisie des informations de l’abonné complétée par une zone de liste permettant de renseigner la promotion dont fait partie l’abonné.
  •  La sélection des modules suivis et le résultat, éventuellement la note obtenue sur le module. Enfin, l’affichage de l’ensemble des modules suivis de l’abonné


vendredi 23 mai 2014

E-Learning en 2030

Le cours voix et vidéo sur IP m'a permis de réfléchir sur les apports significatifs des Technologies de l'Information et de la Communication dans le domaine de l'enseignement. Considérant les évolutions rapides des TIC et les avancés de la recherche dans le domaine de l'enseignement à distance, j'ai produit une analyse sur ce que pourrait être le e-learning en 2030.

Le e-learning en 2030en Afrique

Introduction
Dix-sept années nous séparent de 2030. Nous pouvons dire sans risque de nous tromper que le e-learning connaitra de très grande évolution à l’horizon 2030. En effet, avec le développement des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE), les méthodes, les outils et le contexte d’apprentissage à distance connaitront des mutations très rapides.

Etant un étudiant africain, je m’intéresserai dans le cadre de cette étude sur le e-learning en 2030 en Afrique. Actuellement, le continent connait un retard très important dans le domaine de l’enseignement à distance par rapport aux autres continents, malgré les besoins importants dans le domaine de la formation surtout des jeunes.

En 2030, l’Afrique fera des avancées dans le domaine du e-learning malgré des difficultés technologiques et financières. Qu’elle sera la situation globale du e-learning en 2030 en Afrique ? C’est à cette question que j’essaierai de répondre dans cette réflexion prospective.

I. Bref rappel de la situation actuelle du e-learning en Afrique

L’enseignement à distance n’est pas encore très connu en Afrique. Au Sénégal par exemple, elle a commencé en 2000 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). C’est grâce à la coopération française à travers le projet FORCIIR (Formations Continues en Informations Informatisée en Réseaux) que l’Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) a démarré un Master à distance en 2000. Au début de cette formation, il y avait beaucoup de réticences de la part des apprenants. Beaucoup de professionnels de la documentation avaient dénoncés cette formation. Les critiques venaient même des autres départements et facultés de l’université. Ils considéraient que le e-learning était de l’enseignement au rabais. C’est grâce à une bonne promotion avec des déplacements vers les publics cibles que l’EBAD est parvenu à avoir ces premiers inscrits. En ce moment, il n’y avait pas des ressources humaines capables de gérer cette formation à distance. Ainsi, la coopération française avait mis à la disposition de l’EBAD deux experts : un en ingénierie pédagogique et un autre en informatique (plateforme e-learning). C’est en 2002, que les premiers apprenants ont obtenu leur diplôme. Ils avaient reçu le même diplôme que les étudiants en présentiel. La plupart des étudiants en formation à distance ont eu des promotions au niveau de leurs entreprises. Cette formation à distance était ouverte à des apprenants de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne qui pouvaient bénéficier de bourses de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).

Cette reconnaissance de l’AUF et la promotion des diplômés du e-learning ont permis de convaincre plusieurs professionnels, étudiants et institutions. C’est ainsi que vers 2002 déjà, plusieurs écoles et instituts ont commencé le e-learning à l’UCAD et à l’UGB (Université Gaston Berger). La formation à distance démarre à l’Ecole Supérieure Polytechnique de l’UCAD et l’UGB met en place IFOAD (Institut de la Formation Ouverte et à Distance). Cette situation du Sénégal est à peu près identique pour les autres pays d’Afrique francophone à l’exception des pays où la connectivité à Internet est très faible.

Actuellement, presque toutes les universités ont mis en place des services qui s’occupent spécialement du e-learning. En effet, il est considéré comme une solution à la massification des effectifs et au déficit d’infrastructures pédagogiques. Le e-learning fait partie aujourd’hui des politiques et stratégies de développement des universités africaines. Cependant, il connaît de réelles difficultés dues entres autres :

- à l’insuffisance des ressources humaines,

- à des problèmes de connectivité à Internet,

- à la fréquence des coupures d’électricité,

- à des réticences au niveau des enseignants et étudiants,

- à l’insuffisance du nombre d’ordinateurs par rapport aux apprenants.

II. Le e-learning en 2030 en Afrique

En 2030, le e-learning connaitra une évolution certaine en Afrique. Une bonne partie des obstacles actuels au développement du e-learning seront levés. L’Afrique aura dans ce domaine des ressources humaines de bon niveau qui pourront prendre en charge les évolutions technologiques et pédagogiques. L’ordinateur est les outils d’apprentissage seront très accessibles et plus perfectionnés. Le taux de connectivité à Internet sera plus élevé. Les réticences vont disparaitre et le e-learning deviendra la principale méthode d’enseignement et de formation en Afrique.

II.1. Les évolutions technologiques

En 2030 l’internet sera très accessible, on aura plus besoin de câbles et de bornes Wifi pour se connecter à Internet. Les ordinateurs et les téléphones portables de manière générale seront équipés d’un dispositif pour se connecter à internet à tout temps et en tout lieu. Ce sera l’ère des PC-Web. Le prix des PC-Web sera très faible. Ils seront plus portables et plus maniables. Ils auront une grande autonomie en énergie. Les PC-Web destinés à l’Afrique seront équipés de batteries solaires qui vont capter de l’énergie automatiquement au contact avec le soleil. Avec l’IPv6, les adresses IP seront disponibles pour tout le monde. Vue l’intérêt du Web dans l’éducation, l’information et la formation des citoyens, les Etats prendront en charge le dispositif de national de connexion au réseau mondial et les installations nécessaires pour la couverture totale de chaque pays par Internet. L’internaute n’aura plus à se soucier de problèmes de connexion et d’accès à l’énergie pour l’alimentation électrique de son PC-Web. Les technologies mobiles seront sophistiquées et seront au centre des processus d’apprentissage.

II.2. Les applications

Ce sera l’avènement des applications conçues en Afrique pour prendre en charge les réalités socioculturelles du continent. De culture orale, la place de l’audiovisuel sera plus importante dans transmission des contenues. De plus, les plateformes e-learning intégreront un dispositif de téléphonie sur IP. On pourra ainsi avec la plateforme faire des réunions à distance. Par le biais du dispositif de téléconférence qui sera intégré dans les plateformes, les enseignants et les apprenants utiliseront de plus en plus la voix au détriment de l’écrit pour des échanges synchrones. Ce sera l’avènement du téléchat, c’est-à-dire le chat par téléphone. Il sera possible de suive un cours ou une conférence à distance et d’y intervenir.

Par ailleurs, les applications intégreront une technologie qui permettra de lutter contre la tricherie. Ainsi, il sera possible en cas de besoin de voir en direct les vidéos de l’ensemble des apprenants connectés sur la plateforme. Pour les évaluations et les examens, il sera ainsi possible de surveiller à distance les apprenants.

II.3. Les méthodes d’apprentissage

La voix et la vidéo aura une place importante dans les méthodes d’apprentissage. Les contenus textuels seront considérablement réduits au profit de la vidéo qui présente l’avantage d’être plus explicite. En effet, comme le dit l’adage "Il vaut mieux voir une fois qu'entendre cent fois". Le visionnage de vidéos et les échanges téléphoniques vont dominer la lecture de documents textuels. On notera des changements importants au niveau des institutions d’enseignement et des enseignants eux-mêmes. Les institutions d’enseignement auront de plus en plus un rôle d’encadrement et d’accompagnement des apprenants. Le libre accès aux contenus sera très importants. L’enseignant sera plus un tuteur, un facilitateur qu’un pourvoyeur de contenus. Les connaissances seront largement partagées sur le web. L’enseignant aura surtout pour mission d’apprendre les apprenants à apprendre. Son rôle sera beaucoup plus d’enseigner des techniques et des méthodes que de fournir des contenus. L’apprentissage sera plus collaboratif. Les apprenants vont être les acteurs de leur propre formation. Ils vont définir eux-mêmes leurs propres parcours. Le système de délivrance de diplôme va évoluer. Les institutions d’enseignement délivreront des attestations de participation ou de suivi des enseignements. Des organismes de certification à distance des compétences verront le jour. Ils auront une reconnaissance internationale et seront les seuls habilités à certifier les compétences.

II.4. Le contexte d’apprentissage

Le contexte sera marqué par la mobilité et une forte présence du numérique. Ce sera l’ère de l’apprentissage en mobilité. Toutes les activités d’enseignement pourront se faire à distance. La documentation sera aussi disponible à travers le web. La possibilité d’avoir des échanges verbaux par le biais de la plateforme offrira plus de mobilité aux apprenants et enseignants. La distance, l’âge, les voyages, le travail, les activités familiales etc. ne seront plus un frein à l’apprentissage. C’est la formation tout au long de la vie. L’apprenant pourra s’inscrire et suivre les enseignements partout où il veut dans la planète. La souplesse du mode d’enseignement permettra à tous de se former. Chacun pourra étudier et progresser à son rythme. L’apprenant va définir lui-même son parcours de formation. Il devra une fois les compétences acquises passer son examen de certification. On notera ainsi une forte concurrence des établissements d’enseignements. Les universités seront ouvertes à tous. Il n’y aura aucune distinction dans l’accès des apprenants. Les meilleurs universités seront celles qui auront plus d’admis aux examens de certification. La certification sera universelle. En 2030 le e-learning permettra de relever le niveau de connaissance des africains. En effet, les échanges, le partage et la confrontation d’idées avec d’autres apprenants permettront d’améliorer qualitativement le savoir-faire des africains.

II.5. Les avantages de ces avancées du e-learning

Le premier avantage surtout pour l’Afrique est l’augmentation du nombre de personnes qui accèdent à la formation. L’Afrique pourra rattraper son retard dans le domaine de la formation. La formation sera aussi de plus grande qualité surtout avec la concurrence universelle des établissements d’enseignement supérieur. La formation sera accès sur l’acquisition de compétences qui seront certifiées par des examens internationaux. L’offre de formation sera plus élargie et l’Afrique pourra avoir des compétences dans tous les domaines. Les connaissances scientifiques et technologiques seront très largement partagées. L’Afrique pourra ainsi donner et recevoir énormément de savoir-faire. Ce sera vraiment la « l’ère du données et du recevoir » comme disait Léopold Sédar Senghor.

L’importance et la compétence des ressources humaines seront les facteurs déterminant qui vont impulser le développement de l’Afrique. A l’instar des autres continents, l’Afrique plus que tout autre tirera un très grand profit du e-learning en 2030.

II.6. Les contraintes du e-learning à l’horizon 2030

La contrainte majeure du développement du e-learning sera au niveau sanitaire. De nouvelles maladies liées à l’impact des ondes sur nos organes vont apparaitre. Le cancer risque de prendre la place du paludisme et ainsi devenir la première cause de mortalité en Afrique. Le contact quasi permanant avec les appareils électronique sera une cause de beaucoup de maladie.

La sécurité et de la protection des données personnelles sera aussi un problème majeur. La cybercriminalité sera beaucoup plus instance. Les pirates seront plus dynamiques.

Les chercheurs devront travailler pour trouver des solutions à ces problèmes majeurs qui peuvent être des blocages pour le futur de e-learning.

Réaliser une biographie médiatique

Le cours de sociologie des médias m'a permis de mieux appréhender le rôle et l'influence des médias dans la société. Le contenu de ce cours est entièrement en anglais. Ainsi, j'ai fait des efforts importants pour pouvoir comprendre ce cours. Le premier travail qui nous a été demandé est de présenter notre propre biographie médiatique. En faisant ce travail je me suis rendu compte de l'évolution rapide des médias et de l''impact qu'ils ont eu dans mon parcours.

Je présente ci-dessous ma propre biographie médiatique.

En 1975 année de ma naissance, Il y’avais que la radio comme média dans mon village, situé dans la région de Thiès au Sénégal. A cette période chaque foyer disposait d’un poste radio qui diffusé presque que des émissions de Radio Sénégal. C’était d’ailleurs la seule station de radio du pays. Cette station qui était basée à Dakar émettait environ dix heures par jour. Il n’y avait pas le téléphone.

C’est au début des années 80 que le premier poste téléviseur est entré dans mon village et c’est le directeur de l’école primaire du village qui en était le propriétaire. A cette période, tous les habitants du village se rassemblaient le soir chez lui pour suivre les émissions. La télévision n’émettait que quelques heures par jour. La première activité que j’ai vraiment suivie à la télévision est la coupe du monde de 1982. Je me souviens de la finale de cette coupe.

Au niveau des écoles primaires, il n’y avait la présence d’aucun média. Cependant, avec le développement de la radio et de la télévision, je commençais de plus en plus à suivre des documentaires et informations au niveau des postes téléviseurs qui devenaient de plus en plus nombreux dans les foyers. Ces documentaires et informations m’ont permis d’avoir un esprit plus ouvert, de découvrir les continents et les pays.

En dehors de la Radio Télévision Nationale du Sénégal (RTS), nous pouvions aussi écouter deux autres chaines de Radio qui permettaient d’avoir l’actualité internationale. Il s’agissait de Radio France International (RFI) et de Africa N°1. C’est deux radio m’ont permis vraiment de compléter mes cours d’histoire et de géographie etc. au lycée. Ces radios ont participé à ma formation en renforçant mon niveau en français mais également en me permettant de mieux connaître la géopolitique du monde.

C’est au début des années 90 que les chaines de télévision étrangères deviennent de plus en plus présentes dans les postes téléviseurs. Mais l’accès à ces chaines était encore très couteux et ce sont les plus nantis seulement qui pouvaient payer des abonnements.

C’est au lycée que j’ai eu la chance de voir pour la première fois un ordinateur. Il s’agissait des ordinateurs de l’administration du lycée. Je n’avais aucune connaissance sur l’usage et le fonctionnement d’un ordinateur.

C’est à l’université en 1995 que j’ai pour la première fois touché à un ordinateur. J’avais réussi le concours d’entrée à l’Ecole des Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Je faisais une formation en bibliothéconomie. Dans le cadre de cette formation nous avions la chance de faire un cours d’informatique dès la première année. Ce cours était une chance car nous étions les rares étudiants à avoir ce cours dans notre programme. En ce moment c’est les disquettes qui étaient utilisées pour la sauvegarde des fichiers. En deuxième année, j’avais un cours d’informatique documentaire qui n’a permis de connaître les logiciels documentaires.

C’est à Dakar que j’ai vraiment commencé à suivre des chaines de télévisions étrangères et à visionner des cassettes etc. La télévision et la radio devenaient des médias que j’avais intégrés dans ma vie.

C’est pendant mon premier stage à l’Institut Fondamentale d’Afrique Noire (IFAN) en 1996 que j’ai découvert le minitel. Il s’agissait d’un dispositif acquis par l’IFAN grâce au soutien de la coopération française. En ce moment, les enseignants nous parlaient d’Internet, mais je ne connaissais pas exactement de quoi il s’agissait. Il y avait à cette période à Dakar une structure privée qui s’appelait le « metisacana », qui offrait la possibilité de se connecter à Internet. Le prix de l’heure de connexion était très élevé. Le metisacana était ainsi réservé aux nantis.

Le téléphone devient de plus en plus accessible avec l’émergence des « télé-centre ». Il s’agissait de cabines téléphoniques privées qui étaient disponibles dans les quartiers.

C’est en 1997, après avoir obtenu mon diplôme de bibliothécaire, que j’ai vu pour la première fois un ordinateur et un téléphone portable. Cette découverte, je l’ai faite dans le Cabinet de consultance où j’ai débuté ma carrière professionnelle. C’est un peu plus tard que j’ai commencé réellement à utiliser Internet. C’est au Centre Culturel Français de Dakar où j’ai appris à faire des recherches sur le web et à utiliser la messagerie.

Vers la fin des années 90, le téléphone portable devient très accessible, les chaines de radio et de télévision se multiplient au Sénégal. C’est l’accès à internet qui était encore couteux et difficile.

En 2000, je suis recruté comme responsable de la bibliothèque à l’Alliance Franco-sénégalaise de Ziguinchor. J’avais le privilège de disposer dans mon bureau d’une connexion Internet. C’est ce qui m’a permis de m’inscrire en 2002 à la formation ouverte et à distance qui avait commencé pour la première fois au Sénégal, à l’EBAD. Cette formation qui a duré deux ans m’a permis d’obtenir le diplôme du second cycle de l’EBAD et d’avoir le grade de conservateur des bibliothèques. Cette formation à distance était soutenue par la coopération française qui avait mis à la disposition de l’EBAD des coopérants français.

J’ai effectué en 2003, un stage à la bibliothèque municipale de Saint-Maur-des-Fossés, une ville française. Mon passage à la logithèque de la ville m’a permis de renforcer mes connaissances dans le domaine de l’internet. Après cette formation à distance et le stage en France, j’ai réalisé l’informatisation de la bibliothèque de l’Alliance Franco-sénégalaise de Ziguinchor.

En 2007, j’obtiens un poste à l’Université de Ziguinchor. Je travaille activement dans l’informatisation de la bibliothèque et la création du site web de la bibliothèque surtout pour la mise en ligne de son catalogue.

Pour mieux appréhender le web et bien utiliser les médias, j’achète un ordinateur portable et installe le Wifi dans mon domicile.

En 2010, j’ai obtenu une bourse pour effectuer un stage de quatre mois à l’Université Libre de Bruxelles. Ce stage portait sur l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication dans les bibliothèques universitaires. Ce stage m’a permis de mieux connaître les documents numériques (création, traitement, diffusion), le web, le web 2.0 (notamment les réseaux sociaux) etc.

A mon retour de Bruxelles, le Recteur de l’Université me confie la responsabilité de diriger le Campus numérique qui venait d’être mis en place à l’Université. Avec ce Campus, nous offrons l’accès à Internet, aux documents numériques et proposons des formations en développement web, web 2.0, en conception et mise en ligne de cours etc.

Mon admission au Master AIGEME m’a permis de découvrir le développement des médias notamment avec les possibilités offertes par Internet.

lundi 3 mars 2014

Mon CV Vidéo

Dans le cadre du cours D9CW0, j'ai découvert plusieurs outils du web 2.0 très intéressants surtout dans le domaine de la pédagogie.

Parmi ces outils, Animoto. Il est très facile à utiliser. En quelques j'ai réalisé le CV vidéo cidessous :

samedi 16 mars 2013

La Problématique du tutorat

Il n'est pas possible de dérouler une FOAD sans un bon tutorat. Le cours sur la problématique du tutorat nous a permis de bien appréhender le rôle du tutorat dans la Formation à distance. Pour nous permettre de bien cerner le tutorat Madame Anne-Claire Soussan, qui a en charge ce cours nous a demander de comparer le tutorat de l'ENEAD et un autre tutorat. 
J'ai choisi de faire une étude comparative entre le tutorat de l'ENEAD où je suis actuellement étudiant et le tutorat de l'Université Assane Seck où j'effectue présentement mon stage. Ce travail m'a permis de voir les différences qu'ils peuvent avoir entre les dispositifs de tutorat mais également de déceler des points positifs ou négatifs dans les deux dispositifs. Le dispositif de tutorat varie selon le contexte de la FOAD.

Quel contexte pour quels choix de tutorat ?
Introduction :

Le tutorat peut être défini comme l’accompagnement pédagogique de l’étudiant par un tuteur. Il s’agit d’une activité complémentaire du suivi pédagogique assuré par l’enseignant. En fonction des contextes d’enseignement et des objectifs pédagogiques, les pratiques du tutorat sont souvent différentes d’une institution à l’autre. Ainsi, le tutorat de l’ENEAD qui existe depuis plusieurs années déjà est différent de celui de l’Université de Ziguinchor (Sénégal) qui est en train d’être mis en place.

Après une analyse du dispositif de tutorat de l’ENEAD et celui de l’Université de Ziguinchor, j’essayerai de faire une étude comparative entre ces deux types de tutorat à Distance.

I. Présentation du tutorat à l’ENEAD

L’Enseignement Numérique et A Distance (ENEAD) de l’Université Paris 3 a une expérience de 20 ans dans l’enseignement à distance. Il a formé plus de 25 000 étudiants. Anciennement appelé Télé 3, c’est un service d’appui à la pédagogie et à la recherche. Le succès de l’ENEAD est en grande partie dû au dispositif de tutorat mis en place. Ce dispositif est actuellement l’un des plus importants en France avec 33 tuteurs pour 1 300 étudiants soit un ratio de 40 étudiants par tuteur. Le Tutorat de l’ENEAD a connu une très grande évolution. En effet, en 2001, il comptait une petite équipe de 4 à 6 tuteurs.

Le choix de développer le tutorat a été fait à partir d’une analyse régulière des causes de l’échec des apprenants, mais également par une mise en cause permanente du dispositif. Des études ont montré le rôle du tutorat dans la réussite des apprenants. A l’ENEAD, le tutorat a permis de lutter efficacement contre l’abandon et contre l’échec. De manière générale le taux d’abandon et d’échec dans l’enseignement à distance est historiquement très important. Les étudiants dans une formation à distance rencontrent plus de difficultés que ceux en présentiel. Les tuteurs doivent apporter un accompagnement pour alléger ces difficultés. Cet accompagnement concerne principalement quatre aspects : les problèmes méthodologiques, la compréhension des cours, les lacunes inhérentes à l’hétérogénéité du public apprenant et les difficultés pratiques (connaissance de l’université, contact avec l’administration, etc.).

L’effectif des étudiants concernés par le tutorat de l’ENEAD est d’environ 1 330 étudiants répartis entre quatre composantes : Le DAEU (Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires, les licences de lettres modernes et d’anglais et le Master AIGEME.

L’augmentation du budget alloué au tutorat par l’Université a permis une meilleure organisation du tutorat. Les tuteurs disposent de contrats renouvelables selon la qualité de leur travail. Le type de contrat proposé est en général le « contrat étudiant ». La plupart des tuteurs sont des étudiants de niveau avancé (3ème cycle) ou des professionnels en activités. Le mode de recrutement des tuteurs a beaucoup évolué. Actuellement, il se fait par une large diffusion de l’appel à candidature à travers des listes de diffusion et des annonces en ligne. Le tutorat de l’ENEAD est en général disciplinaire, d’où la nécessité d’avoir des tuteurs spécialisés dans leurs matières. Chaque tuteur travaille en moyenne 10 heures par mois. La durée du contrat des tuteurs est de 9 mois.

Les tuteurs de l’ENEAD reçoivent une formation et un suivi régulier. Il existe une charte du tutorat qui décline les différentes tâches des tuteurs : participation à des réunions, suivi régulier des enseignements à travers la plateforme icampus, contact régulier avec les enseignants et des responsables administratifs, réponses aux questions des étudiants sur le forum, propositions d’exercices d’entrainement aux étudiants, animation des chats et des regroupements tutorat (séance de travail en présence). Le type d’accompagnement n’est pas identique dans l’ensemble des formations proposées par l’ENEAD. Par exemple le tutorat du Master AIGEME présente beaucoup de particularités.

A l’ENEAD l’activité des tuteurs est un accompagnement de type « second ». L’accompagnement pédagogique (premier) est assuré par les enseignants. Les tuteurs interviennent en complément de l’aide apportée par les enseignants.

Le tutorat à l’ENEAD est coordonné par un responsable pédagogique des tuteurs. Il assure le suivi de l’action des tuteurs et fournis les informations nécessaires au bon déroulement du travail des tuteurs. Pour assurer une bonne coordination du tutorat, les tuteurs disposent d’un espace sur la plateforme icampus. Cet espace leur permet d’échanger entre eux. Il facilite également les échanges entre eux et le responsable pédagogique du tutorat. Les tuteurs doivent se connecter au moins deux fois par semaine sur l’espace d’échanges et participer au chat mensuel.

Les enseignants sont de plus en plus impliqués dans le tutorat. Les tuteurs doivent contacter les enseignants dont ils tutorent le cours au minimum une fois par mois. Les enseignants donnent leurs appréciations en fin d’année sur le travail des tuteurs.

A l’ENEAD le travail des tuteurs est évalué. Un sondage est fait chaque fin d’année pour apprécier la satisfaction des étudiants afin de faire évoluer le dispositif. En plus, le responsable pédagogique du tutorat assure le contrôle du travail des tuteurs. Il veille sur le respect des clauses du contrat et la bonne exécution des différentes tâches confiées aux tuteurs. C’est après ce travail de contrôle et d’évaluation que les contrats des tuteurs sont renouvelés ou non.

II. Présentation du tutorat à l’Université de Ziguinchor

L’Université de Ziguinchor est située dans la partie australe du Sénégal. Elle compte quatre Unités de Formation et de Recherche (UFR). Depuis sa création en 2007, Elle fait face à un nombre important et grandissant de demandes d’orientation des nouveaux bacheliers et des personnes désirant une formation continue. Par ailleurs, elle a opté sur l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement pour faire face à ces défis. C’est dans cette optique que le Service de la Formation Ouverte et A Distance est créé en 2011. Il a pour mission d’assurer l’enseignement non présentiel.

C’est cette année (2013) que la FOAD a réellement démarré à l’Université de Ziguinchor. Une plateforme (moodle) est maintenant disponible à l’adresse : http://foad.univ-zig.sn. Plusieurs enseignants sont déjà formés à la conception, la mise en ligne de cours et au tutorat. Une ébauche de la charte des tuteurs est déjà disponible. La FOAD est dans une phase teste à l’Université de Ziguinchor. Deux composantes sont concernées. Il s’agit du Master de Droit des affaires et de la licence d’Informatique appliquée à la gestion des organisations.

Le tuteur à l’Université de Ziguinchor a quatre fonctions (charte du tutorat) :

- fonction pédagogique : En tant que spécialiste du contenu, le tuteur à pour tâches de : aider à la compréhension des contenus pédagogiques, mettre à disposition des ressources complémentaires, contrôler l’évolution des apprenants, modérer les forums, veiller à la réalisation des tâches, faire des évaluations formatives ;

- fonction administrative : faciliter les contacts entre l’administration et les apprenants, organiser les apprenants par équipes, relancer l’apprenant en cas d’absence prolongé ;

- fonction technique : présenter la plateforme d’apprentissage aux apprenants, aider les apprenants à la maitrise des outils ;

- fonction sociale : faciliter et encourager la mise en relation de l’apprenant avec ses pairs, faciliter l’intégration socio-culturelle, stimuler les apprenants à rester dans la formation et à plus d’efforts, aider à rompre l’isolement.

Pour cette première année, c’est l’enseignant lui-même qui se charge de tutorer son cours. En effet, pour l’instant ce sont seulement les enseignants dans ces deux composantes qui sont formés au tutorat. Il est prévu de former à partir de l’année prochaine des étudiants de 3ème cycle au tutorat. Ces derniers vont remplacer les enseignants concepteurs de cours au niveau du tutorat. Ils seront recrutés parmi les meilleurs étudiants dans la discipline. Ils doivent par ailleurs avoir des capacités d’analyse et de synthèse. Ils auront des contrats semestriels ou annuels selon le nombre et la période des modules à tutorer. Ils sont les intermédiaires entre l’apprenant et toutes autres ressources humaines, matérielles, institutionnelles, tant dans l’aspect pédagogique, administratif, technique que social.

La FOAD à l’Université de Ziguinchor s’exerce dans le contexte du système LMD où les enseignements sont crédités représentant la charge de travail. Cette charge est répartie entre travail synchrone et travail asynchrone où le tuteur suit individuellement chaque apprenant et collectivement les apprenants en équipe ou en groupe. Pour un crédit de 20 heures, le tuteur doit assurer une heure de travail synchrone et 4 heures de travail asynchrone. A l’instar des enseignants-vacataires qui assurent des travaux dirigés en présentiel, les tuteurs sont rémunérés à l’heure. Les payements se font à la fin de chaque semestre.

Le travail de suivi des tâches des tuteurs est assuré par le chef du service de la formation à distance. A la fin de son contrat, chaque tuteur doit : déposer un rapport du déroulement des activités, exiger des apprenants une évaluation du dispositif de FOAD, envoyer une évaluation du dispositif de FOAD avec des suggestions. Après chaque module, le tuteur est évalué par les apprenants et l’enseignant concepteur du cours. A la fin de l’année, une évaluation générale des tuteurs est faite par le conseil pédagogique de l’Université en prenant en compte les évaluations faites par les apprenants à la fin de chaque module. Les critères d’évaluation sont dégagés dans la charte du tutorat que chaque tuteur doit lire, approuver et signer. Les contrats des tuteurs sont reconduits ou non après cette évaluation annuelle.

III. Quel contexte pour quels choix de tutorat ?

L’ENEAD est bien en avance dans le domaine du tutorat par rapport à l’Université de Ziguinchor. Elle a une expérience de 20 ans dans ce domaine, contrairement à l’Université de Ziguinchor qui vient de démarrer cette année l’enseignement à distance. A Ziguinchor, le tutorat est en train d’être mis en place. On peut dire qu’il est dans une phase teste contrairement à celui de l’ENEAD qui a déjà connu plusieurs évolutions et à réorganiser plusieurs fois son dispositif. A l’ENEAD, le tuteur est différent de l’enseignant concepteur du cours. Les tuteurs forment une équipe qui est supervisée par un coordonnateur pédagogique. A ce niveau, on note une grande différence entre les deux dispositifs de tutorat. A Ziguinchor cette année, c’est l’enseignant-concepteur du cours lui-même qui va assurer le tutorat de son cours. Pour le chef du service de la FOAD de l’Université de Ziguinchor, cette situation est due au fait que pour cette première année, c’est seulement les enseignants qui sont formés au tutorat et qu’il est prévu à partir de l’année prochaine de recruter des tuteurs qui seront différents des enseignants. Ils seront recrutés au niveau des étudiants de niveau avancé (3ème cycle). Ces étudiants dans leurs domaines respectifs assureront un tutorat disciplinaire. Les enseignants déjà formés seront impliqués dans le dispositif surtout les premières années.

Les tuteurs de l’ENEAD disposent pour une bonne coordination d’un espace sur la plateforme. Ce qui leur permet d’échanger et de partager des expériences. A Ziguinchor on est très loin de ce niveau d’organisation. Il n’existe pas encore de coordonnateur du dispositif encore moins d’un espace pour les tuteurs au niveau de la plateforme. A l’instar de l’ENEAD, l’Université de Ziguinchor dispose d’une charte du tutorat qui décline les devoirs et responsabilités des tuteurs.

A Ziguinchor aussi bien qu’à l’ENEAD, les tuteurs sont évalués aussi bien par les enseignants que par les étudiants. Ces évaluations permettent de part et d’autre d’avoir une meilleure qualité de tutorat. Cependant, pour ce qui concerne Ziguinchor, l’évaluation générale des tuteurs est faite par le conseil pédagogique de l’Université. Ceci ne parait pas être très réaliste, car ce conseil a des charges très élevées notamment sur tous les aspects pédagogiques de l’Université. Ce qui ne lui donne pas assez de temps pour bien faire ce travail d’évaluation des tuteurs.

A l’ENEAD la durée du tutorat et le mode de rémunération des tuteurs sont clairement définis. Par contre à Ziguinchor, le tuteur est considéré de ce point de vue comme un enseignant-vacataire qui s’occupe de travaux dirigés. Ce mode de calcul des heures de tutorat et le système de rémunération ne me semble pas être très adapté pour le tutorat à distance.

En définitive, on constate que le dispositif de tutorat de l’ENEAD est très en avance. Il a une grande expérience. Il bénéficie d’une bonne coordination. Des formations et un espace d’échange permettent de renforcer les capacités des tuteurs. La charte du tutorat est claire. Elle décline d’une manière précise les heures et la durée du tutorat, les devoirs et les responsabilités du tuteur. A l’ENEAD malgré de petits problèmes de coordination et de gestion du dispositif, le tutorat permet d’assurer un accompagnement pédagogique complémentaire à celui assuré par les enseignants. Ce dispositif est d’ailleurs un des éléments du succès de l’ENEAD.

Le dispositif de l’Université de Ziguinchor qui est actuellement en construction doit beaucoup s’inspirer du dispositif de l’ENEAD et d’autres institutions qui ont une expérience dans ce domaine. Après une analyse des deux dispositifs de tutorat, je pense que l’Université de Ziguinchor doit revoir :

- le recrutement de ses tuteurs : l’Université de Ziguinchor doit arrêter de confier le tutorat aux enseignants concepteurs de cours. Ces derniers dans le contexte de Ziguinchor ne peuvent pas assurer correctement le tutorat. En effet, ils sont déjà très surchargés par les cours, la recherche et les voyages d’étude. Ils sont en nombre insuffisant pour assurer les cours d’où le recrutement par l’Université d’enseignants vacataires. Le recours à des doctorants parait plus efficace et réaliste.

- La coordination du tutorat : le Chef du service de la FOAD de l’Université de Ziguinchor ne peut pas à lui seul assurer toute la coordination du dispositif de FOAD. Ce travail est très lourd pour une seule personne. Pour assurer une coordination du dispositif, un responsable pédagogique du tutorat doit être désigné. Cette coordination est nécessaire pour assurer un bon recrutement des tuteurs, un bon suivi du respect de la charte des tuteurs et une bonne évaluation. Des réunions périodiques et un « espace tuteur » avec notamment un forum dans la plateforme FOAD de l’Université permettra de favoriser les échanges et le partage d’expériences au niveau des tuteurs.

- Définir clairement la durée du tutorat et le mode de rémunération des tuteurs : les heures de travail mensuelles et le mode de rémunération doivent être clairement explicités dans la charte et le contrat des tuteurs pour éviter des interprétations et des incompréhensions éventuelles.

Concernant la formation et l’évaluation des tuteurs, je pense que l’Université de Ziguinchor a bien démarré. Elle doit poursuivre les efforts dans ce sens afin de disposer de tuteurs compétents et certifiés. Un examen de certification au tutorat à distance est désormais organisé par le Bureau Afrique de l’Ouest de l’Agence Universitaire de la Francophonie.